Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 13:25

Bonjour à tous,
Bienvenue à vous lecteurs, éditeurs, amis, amies, ennemis, inconnus, geeks, ados, adultes, sportifs, autres, ...

Le rôle  de ce site : me faire connaître. Pour cela vous trouverez une partie classique avec des extraits de mes livres, et ainsi me permettre de décrocher un beau contrat dans une maison d'édition.

Une seconde partie plus innovante se nomme Nouvelles. Innovante car je mettrai des nouvelles dont vous êtes le Héros.
Je m'explique, chaque personne le désirant me donnera un thème, et je réaliserai une histoire sur ce thème avec un héros ayant votre prénom.
Le but est de mettre un maximum de nouvelles, le plus rapidement possible.

Bonne lecture,

Laurent Moreau

Par laurent moreau - Publié dans : Présentation
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 13:48

Cinq amis trentenaires se retrouvent autour d’un dîner des années après avoir quitté le lycée. Les souvenirs de l’époque s’enchaînent et se mélangent. La bataille fait rage entre les éternels beaux-gosses affichant leurs tableaux de chasse d’antan, et les nouveaux charmeurs-looser des temps passés pour cause de boutons mal placés, de blagues incomprises et de physique ingrat.

Le débat se remplit pendant que les verres se vident, et de fil en aiguille une idée idiote germe dans la glotte de l’un d’entre eux. Griffonné sur une nappe même pas en papier, nos amis, tous célibataires, se proposent un pari où la morale n’a pas lieu d’être.

 

Voici ce que contenait ce mot :

 

En ce vendredi 21 mars à 23h11, un pari met en jeu talent de séduction et puissance de persuasion.

Notre enjeu, retrouver une des trois filles qui constituaient notre top inaccessible durant nos années lycée.

Une fois retrouvée

Le premier d’entre nous qui, par tous les moyens, aura fait tomber amoureuse l’une de ses proies gagnera ce pari.

Tomber amoureuse signifie :

- Soit rester avec cette fille plus de trois mois

- Soit lui faire dire je t’aime devant deux témoins

- Soit lui faire démontrer son amour par une preuve d’amour importante (justificatifs obligatoires)

 

Tous les moyens sont bons pour réussir, les perdants devront s’avouer vaincus et annoncer leur défaite publiquement. Nous verrons enfin qui de nous cinq est aujourd’hui le meilleur.

 

Signatures

 

Nicolas Robin       Bruno Auget       Lucas Kaa       Ludovic Gonzalez       Manuel Brez

 

 

Ce qui, au départ, ressemblait à un jeu débile d’homme-enfant se transforma rapidement en coups bas et trahisons.

.


Prologue :

 

On se dit que parfois fermer sa gueule c’est peut-être plutôt pas mal. Le rouge qui tache et la petatitude de l’homme ont fait que nous venons d’atteindre un point de non-retour. Nous sommes à la fin du repas et je suis persuadé que c’est une belle connerie.

Pour mieux comprendre, petit bond dans le passé.

 

19h30 : Apéro

 

Le rituel commence, personne n’est en retard. En débauchant plus tôt pour certains, en préparant cet évènement avec attention pour d’autres, ils n’auraient manqué ça pour rien au monde.

Nous découvrons cinq potes d’une trentaine d’années rigolant en parlant de prout comme des sales gosses qui auraient jeté une bombe puante dans les toilettes des filles.

Tout a commencé il y a dix ans quand Lucas, le comique du premier et même second service, a proposé à ses autres meilleurs potes de se retrouver dix ans après leurs Bac. Parti à cause d’une chanson à la con de Patrick Bruel, ce défi fut relevé par deux boutonneux, un fan de guimbarde, un beau-gosse déluré et un comique souvent pas drôle.


Jamais Nico, Bruno, Lucas, Ludo et Manu n’auraient loupé ce moment. Et pour cet évènement ils se retrouvent tous les cinq comme de gros poivrots autour de plusieurs bouteilles de pif et d’une entrecôte-frites dans la brasserie Pmu où ils venaient jouer au baby. Cette kitcherie made in France fut sans doute une bonne idée. Mais les picons bière et les caractères disparates ont fait qu’une simple retrouvaille a fini en gros truc qui part en couilles.

 

Enfin pour le moment, on en est encore à la bière…

 

 

20h30 : salade campagnarde

 

Accompagnant des gros morceaux de lardons perdus au milieu d’une salade pas trop verte, nos amis ont choisi un Graves de 2002.

En comparant leurs trognes de jeunes cadres dynamiques avec les photos de classe de la terminale 3, on remarque que 10 ans c’est un bon chiffre pour combattre l’acné. Les carrures se sont formées au niveau des épaules pour certains, pour d’autres c’est la partie où se situe le nombril qui a triplé de volume. Manque de sport, bouffe dégueulasse, soirées en boite et autres excuses, cela permet aux ventres gluants d’avoir la conscience tranquille.

 

Le seul truc qui n’a pas changé pour nos cinq lurons… le célibat. A deux doigts de la trentaine, nous avons à faire à cinq djeuns avec début de rhumatisme qui déambule autour de filles sans jamais se poser. Elles ont goût de miel, mais jamais ils n’atterrissent, trop peur de rester collés. S’ils avaient un choix à faire ils prendraient en mariage Jack Daniel’s plutôt que Madame Figaro.

Vingt-huit ans, c’est pas si vieux, et puis y’a personne pour nous faire chier quand on regarde Téléfoot.

 

 

21h15 : Entrecôte frites

 

On ne parle pas la bouche pleine, on préfère se marrer le verre vide. En dix ans les choses ont tant changé... Anecdotes, expériences, relations, tristesses, vantardises… Après avoir parlé du passé, de leurs tafs, de leurs voitures et du meilleur lieu de vacances au monde, ils arrivent enfin au sujet tabou qui a fait tellement coulé de larmes (surtout pour les deux boutonneux…) : les filles. Etalant des tableaux de chasse non validé par le Guiness Book, chacun rajoute au fur et à mesure que les minutes s’écoulent une fille dans le calepin. Les blagues les plus grivoises circulent sur chacun. Les compliments ironiques, talents de certains, sont des réparties faisant mouche à coup sûr.

Ce combat d’ami(thomane) hausse le ton.

_ T’as vu ta gueule, t’es incapable d’aligner trois mots, toutes les meufs que tu rêvais, je les ai eu, t’as plus les boutons mais il te reste les cicatrices, comment un mec avec 6 en sport il y a dix ans peut-il tremper aujourd’hui, t’es pas beau, calvitie de pré-trentenaire, tu sais chopper que des vieilles, tu vas chercher tes chéries à la sortie du brevet des collèges, tu t’épiles à blanc pour faire croire qu’elle est plus grosse, tu t’habilles encore comme un ado de 16 ans, tu gagnes à peine le SMIC, tu trouves des filles plus vénales qu’anales, à 28 ans tu leur proposes encore un Ciné Macdo, tu rencontres tes copines en boite comme ça elles t’entendent pas parler, tu fais peur, t’as vu ta caisse, tu devrais mettre du déo, l’odeur c’était pas obligé, tu pètes toujours au nez de tes copines quand t’es dans leur lit ?, les seules qui veulent de toi ce sont les poilues, t’as toujours tes trois tétons ?, ça fait quoi d’être seul ?

C’est cette dernière méchanceté qui a fait que toutes nos insultes se sont arrêtées. En plus les frites étaient froides et il n’y avait presque plus de mayo. On a enterré la hache de guerre le temps de manger notre viande, ou peut-être en attendant de déterrer le bazooka…

 

 

22H45 : Fromage (et pain) suivi de près par le dessert.

 

Du camembert de Normandie avec le goût mais surtout l’odeur. Quatre crémiers sont morts asphyxiés pour pouvoir nous offrir ce plaisir crémeux. On espérait y voir un asticot mais l’odorat de celui-ci n’a pas supporté les effluves fromagères. A la table tout le monde se régale, cependant je ne sais si c’est le moelleux du clacosse, les 12,5% du Pessac-Leognan ou l’amidon du pain mais après une trêve de courte durée, le sujet « j’étais un bizu hier et aujourd’hui je t’emmerde » vient de ressortir du placard.

Le ton monte, la vue baisse… les piliers de comptoir déblatèrent des phrases incompréhensibles, ou peut être que celles-ci sont des mots de neuf syllabes.

On reparle du lycée, des conquêtes, de ce fameux top trois, les trois plus belles filles de notre fief. Des filles tellement dingues qu’elles ne sortaient qu’avec des cons de vingt-cinq ans incapables de draguer des filles de leur âge. En tout cas, en persévérant, certains auraient bien mangé de la glotte.

 

23H04, le dessert est apporté à la table. Les serveurs ont du jouer à la courte paille pour savoir qui déposerait cette omelette norvégienne dans les assiettes de nos compères. Bien évidemment, c’est une serveuse de 19 ans et 48 kilos qui se retrouva face à cinq loups cuités. Heureusement pour elle le calva de 1986 qu’elle portait à bout de bras a eu raison des énergumènes.

Mais c’est aussi la goutte de calva qui a fait déborder le vase car à 23h11 un pari stupide transforma un combat de prose en un combat d’action. Ce bout de nappe où les règles ont été inscrites se trouve désormais au musée de la bêtise humaine entre la photo de l’homme qui s’est arraché l’oreille avec son javelot et la vidéo d’un homme essayant de faire sa première fois dans le nombril de sa compagne.

Voici mot pour mot l’inscription indiquée sur cette nappe.

 

 

En ce vendredi 21 mars à 23h11, un pari met en jeu talent de séduction et puissance de persuasion.

Notre enjeu, retrouver une des trois filles qui constituaient notre top inaccessible durant nos années lycée.  

Sophie Agarde , Eva Moliski, Barbara Anna.

 Une fois retrouvée

Le premier d’entre nous qui, par tous les moyens, aura fait tomber amoureuse l’une de ces proies gagnera ce pari.

Tomber amoureuse signifie :

- Soit rester avec cette fille plus de trois mois

- Soit lui faire dire je t’aime devant deux témoins

- Soit lui faire démontrer son amour par une preuve d’amour importante (justificatifs obligatoires)

 

Tous les moyens sont bons pour réussir, les perdants devront s’avouer vaincus et annoncer leur défaite publiquement. Nous verrons enfin qui de nous cinq est aujourd’hui le meilleur.

 

Signatures

 

Nicolas Robin      Bruno Auget        Lucas Kaa     Ludovic Gonzalez     Manuel Brez

 

 

Voici la véritable histoire de cinq cons frères se connaissant depuis la primaire qui ont joué avec le feu au point de s’en brûler les fesses. 

Par laurent moreau - Publié dans : Extraits de bouquins
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 13:56

Chapitre 0 :

 

Il fait nuit, la lune coupée en quatre pour notre oeil (loi astronomique), ressemble à s’y tromper à un croissant (loi gastronomique), les étoiles, sans gêne, se permettent un petit coup de zèle et brillent toutes en essayant de crier « c’est moi la plus belle » (cependant vous remarquerez que les étoiles n’ont pas de bouche). A part ces quelques lumières naturelles éclairant le noir du ciel bleu, rien d’autre ne semble illuminer cet endroit. D’un autre côté il est plus de deux heures du matin, et vu que l’on est au milieu d’une forêt, il est limite normal que rien ne soit allumé. Bon et bien vu que rien n’est intéressant ici, je m’en vais.

 

Désormais il fait jour mais je ne suis plus du tout dans une forêt je suis dans une chambre, vue la hauteur du soleil, et en fonction du réveil digital posé sur la table de chevet, il doit être environ 9h20, cette chambre est totalement vide et bien rangée. Faisons un tour de ce lieu et glanons quelques informations sur qui vit ici (ça m’aidera par la suite pour décrire la personne que je dois observer). Donc :

 

-         Chambre rangée, quelques peluches sur les étagères, lit en ordre, calendrier avec des fleurs, un vieux poster de chiots qui est là depuis la préadolescence. Conclusion numéro 1 : c’est la chambre d’une fille.

-         Livres de physique chimie anatomie, trois classeurs remplis de notes, des crayons rangés par couleur,  rongés par le stress. Conclusion numéro 2 : études de médecine.

-         Bob Dylan, Ben harper, Neil Young, Jeff Buckley, Cat Stevens, Jack Johnson, … voici les quelques CDS posés sur son bureau. Conclusion 3 : rock’n’roll.

J’aurais bien fait tout l’inventaire et la description intensive de la chambre, mais j’ai la flemme, autant rencontrer directement la personne concernée. J’attends son arrivée et je vous préviens dès que j’en sais un peu plus.

Elle fait quoi ???. Il est plus de 17 heures, elle ne rentre jamais chez elle ? Ce n’est pas que j’ai autre chose à faire, mais je suis ici pour bosser moi. J’ai une tâche à accomplir, même si je ne la connais pas encore. Je fais quoi moi en attendant ma nouvelle amie. Mais au fait je ne me suis pas présenté,ça fera passer le temps, et puis vous devez bien vous demander qui est cette personne étrange qui passe ses nuits dans une forêt et qui rentre chez les gens sans se faire inviter.

Autant vous le dire de suite, je ne suis pas un homme. Je suis un être invisible parmi tant d’autres, offrant une chance d’être heureux aux gens (du moins en théorie), on peut m’appeler la destinée, l’espoir, ou encore la magie ou la chance. Mais en fait je ne suis rien de tout cela, je suis plutôt un peu de tout cela. Autre chose que vous devez savoir, la hiérarchie n’existe pas seulement dans votre monde, j’ai moi aussi des comptes à rendre ; de plus à la différences des autres (ceux qui sont comme moi), je suis spécial, car contrairement à eux, à chaque fois que l’on me donne une mission, j’échoue lamentablement. Je fais tout de travers, dès que j’essaye d’offrir un destin digne de ce nom,  je le détruis. Oh oui ! j’en ai gâché des vies, en me nommant à ce poste ils se sont trompés et je crois qu’ils sont en train de s’en rendre compte.

Car cette fois ci, c’est la dernière fois, si j’échoue je disparais, je n’ai plus droit à l’erreur. Si je rate, je suis foutu, et je vous le dis il n’y a pas de vie après la mort de l’espoir…et en tant qu’espoir je suis pas dans la merde… Mais n’en parlons plus, il faut que je me concentre sur ma mission, que je prouve que j’ai ma place en tant que bonheur. Pour cela, je dois savoir qui est ma cliente, et pour cela je dois la voir, et pour cela je dois savoir. Donc on est revenu au point de départ. Bon… j’attends.

 

 

 

Ce matin, le soleil était au rendez-vous, j’ai même eu l’impression que pour une fois il me souriait, mais avec la journée, les nuages sont apparus, avec eux la pluie, conclusion évidente de cette transformation météorologique, il fait un temps de merde. A part le temps qui pleure à ma place, on peut dire que ma vie journalière à été on ne peut plus monotone. Je me suis levée sur les coups de huit heures, j’ai pris un déjeuner sans goût, comme si ce croissant était aussi fade que la lune, puis je suis partie à ma fac où les cours d’amphi ont été aussi ennuyeux qu’incompréhensibles. Puis petite pause repas où j’ai avalé sans grande passion un thon-crudités pas frais, je me suis assoupie quelques minutes en espérant me réveiller dans une autre vie, malheureusement un crétin a renversé son plateau repas et m’a réveillé en sursaut. Puis les cours ont repris, pour ne s’arrêter qu’à la nuit tombée. Mon bus a eu 3 minutes de retard ce qui est peu, sauf pour une personne comme moi ; qui pense que la vie manichéenne n’existe pas, tout n’est pas blanc ou noir selon moi tout aigri.

Ensuite vingt minutes de marche dans la campagne profonde, près d’une route où les voitures se font rares, puis le vent s’est mis comme par magie à se décupler, comme s’il n’avait pas remarqué qu’aujourd’hui je n’avais pas mis de jupe. Puis sur les coups de 18 heures je suis rentrée chez moi, trempée, déprimée, fatiguée mais arrivée.

Vous pensez sans doute que je suis de celles qui râlent sans raison, le genre de fille déprimée qui croit que la vie s’acharne sur elle, le genre de personne qui croit que personne ne l’aime, qui imaginent que dès qu’un nuage est au-dessus d’une ville c’est pour elle. Et bien vous n’y êtes pas du tout, enfin vous n’êtes pas dans le mille. J’ai des amis et des amies, je souris parfois et même si je suis réservée il m’arrive de sortir et de faire la fête, au risque de vous choquer il m’arrive de temps en temps d’avoir des petits amis, de les embrasser et même de faire l’amour. Je me sens presque heureuse dans ces moments là où mes amis sont à mes côtés, et pourtant, comme s’il me manquait un truc je me sens fade, comme si la glace que vous mangiez était allez se congeler puis se décongeler puis se recongeler et cela une bonne quinzaine de fois, laissant la couleur, l’aspect et un ersatz de goût, mais ne donnant pas le parfum pour lequel vous avez payé. Oui je me sens fade, tout a disparu, tout n’est plus qu’illusion.

Deuxième point primordial, ne croyez pas que cette noirceur d’esprit soit là depuis toujours, j’ai 24 ans, je suis en troisième année de médecine et j’ai un passé derrière moi. La joie de vivre, les sourires sans raison, les pleurs de joie, les odeurs rappelant  à Madeleine l’odeur d’un prou(s)t, le plaisir d’une discussion, le bonheur d’une situation, les mals à l’aise comiques d’un quiproquo, tout cela je l’ai vécu tout cela je m’en souviens et tout cela je l’ai perdu. Mon enfance a été la plus belle du monde, des parents formidables, des amis toujours présents, des vacances de rêves à la plage ou à la montagne, et cela sans donner aucun détail. Mon adolescence, toujours pareil pas de souci, peu de crise d’enfant solitaire qui se voit grandir, pas de « je fume pour être grande », pas de boutons d’acné, peu de tristesse d’un premier amour. Puis est venu l’âge d’être adulte. Toujours pareil, aucun problème, quasiment 20 ans et toujours cette joie ce bonheur, cette envie d’être moi. Et pourtant il a bien fallu un déclic, une crise, un problème, oui il y en a eu un. Mais je n’ai pas le courage d’en parler. Je m’en vais sur mon lit, je vais me reposer, passer une bonne soirée.

 

 

 

 

Mais à qui écrit-elle ça, sait-elle que je suis là ? Elle veut me mâcher le travail ? Pourquoi raconte t-elle son histoire à son ordinateur ? De quoi veut-elle se libérer ? C’est toujours pareil, on me donne une mission et on ne me dit même pas en quoi elle consiste. « Tu devrais savoir qu’en tant que parcelle de bonheur, ta seule mission est de redonner joie et espoir », non mais attendez, ils sont malins la haut, et je fais comment moi sans information, elle va me péter dans les doigts la gamine, il me reste combien de temps avant que son esprit terne fasse de moi un espoir déchu ?

Curiosité mon amie, tu es la bienvenue en ce jour,  pendant que la miss est assoupie sur sa couette, il ne me reste plus qu’à plonger dans ses fameuses lettres cachées dans son ordinateur, entre des formules de chimie barbantes et des jeux vidéos stupides. Allons voir si les autres jours sont plus gais…

 

 

Un jour d’automne pas si lointain :

 

Dehors le temps est magnifique, les feuilles roussissent comme si une teinture orangée tombait du ciel, le froid se glisse petit à petit dans le quotidien des villes, l’automne c’est avant tout la fin de l’été, les souvenirs qui disparaissent,  le boulot qui revient et le froid qui attaque la peau. Evidemment je n’ai pas oublié, je ne sais pas si un jour je pourrais en parler, je n’arrive même pas à me l’écrire à moi-même alors en parler aux autres. Quand je pense que même mes parents ne savent pas dans quel état je suis, comment ai-je pu laisser faire ça ? Je suis sûre que j’aurais pu faire quelque chose, mais quoi ? Un sujet tabou au fond de moi et devant je fais comme si de rien n’ était. Voilà encore une fois, j’écris une lettre sur mon ordinateur pour essayer de me soulager, combien de temps cela va me hanter. Si une personne lit un jour ces lettres, s’il existe une divinité supérieure qui a les yeux partout, et qui en ce moment se penche sur mon épaule, je lui demande une énième fois de l’aide. Je ne veux pas oublier, je veux comprendre et pourquoi pas réparer.

Sur ces paroles répétées maintes et maintes fois sur de l’encre électronique, je m’en vais déguster un repas digne de ce nom, je crois que ce soir j’ai droit à un rôti de bœuf avec des patates au four, il y a parfois de bons cotés dans les longs jours d’automne.

 

Léa

 

 

Un soir d’hiver pas si froid que cela pour un hiver :

 

On est en plein mois de janvier et le temps est ensoleillé, aucune neige n’est venue recouvrir les toits, je ne peux donc décrire une maison enneigée, comme tout hiver qui se respecte les arbres n’ont plus aucune feuille sauf les arbres à feuilles persistantes, mais ça n’importe qui qui est allé en primaire le sait. Niveau température il fait plus de quinze degrés ce qui est étrange mais pas pour me déplaire, étrange car j’habite  dans l’Ouest de la France, juste à coté de La rochelle, et à cette époque un quinze degrés signifie étrange, rien de plus. Après cette parenthèse climatique, observons le climat de mon esprit. J’ai passé mes exams et je suis assez contente de moi, en ce moment je vais à peu près bien, enfin je crois, j’ai un petit ami, il s’appelle Stéphane, il me fait rire je le trouve mignon et parfois il me fait même oublier mon désespoir. Mais c’est seulement parfois, j’oublie un temps mais cela revient, cela me hante, j’aurai dû les aider, j’aurai dû comprendre, j’aurai dû agir. Aidez- moi, qui que vous soyez, peu importe qui voit cela, je demande de l’aide…

 

Léa

 

Oula, un peu folle la gamine, toutes du même acabit ses lettres, et vas-y que je me plains, et vas-y que je ne dis pas pourquoi, plus d’une trentaine de petits mots du même genre. Je comprends pourquoi ils m’ont mis sur cette affaire, les boulets désespérés c’est toujours pour moi. Je veux bien aider la gente dame, encore faudrait-il que son problème soit explicite. Bon si je résume les informations ça s’est passé il y a environ 3ans, elle n’a rien fait, elle s’en veut, c’est par rapport à quelqu’un (ami sans doute, vu que ses parents ne sont pas au courant), elle n’arrive pas à oublier, elle veut comprendre et vivre avec. En résumé elle n’assume pas… Encore une assistée ! Elle a de la chance, tonton est sur le coup. Je vais devoir réussir cette fois ci, ce qui veut dire, qu’il va falloir que je bosse, rien que d’y penser ça me fait mal à la tête (même si je n’en ai pas).

Bon et bien ma chère Léa, je connais ton prénom maintenant. On est associé désormais, et je vais tout faire pour te rendre ton sourire « angélique » …

 

 

Quel rêve étrange, comme si quelqu‘un essayait de me faire souvenir de mon passé. Enfin n’en parlons plus, combien de temps me suis-je affalée sur mon lit ? Presque deux heures, cette sieste de soirée m’a ouvert l’appétit. Je descends quatre à quatre les deux marches de mon salon et je me dirige dans la cuisine où ma maman prépare un plat comme elle en a le secret. Je lui raconte ma journée en amorçant un sourire, mon talent pour mentir devient inquiétant… Comme d’hab, mon papa rentrera tard, le travail c’est si crevant. Quand je pense que dans sa jeunesse cet homme d’affaire ne voulait pas grandir, nostalgique à 23 ans c’était son slogan, aujourd’hui il bosse comme un fou dans le marketing pour des pilules pour les vieux… comme quoi on est vraiment étrange dans la famille Vuibert.

Je mange en tête-à-tête avec ma tendre et chère maman, peu de mots se mélangent à nos bruits de mâchoire rituels, elle me trouve juste trop maigre, et blanche. D’un autre côté je ne mange rien et il n’y a pas de soleil… un peu d’observation que diable. Je ne suis ni malade ni anorexique, j’ai juste un petit estomac et une peau d’albinos. Dès fois on ne sait où les gens vont chercher leurs histoires.

Repas terminé, un café ? Non sans façon, j’ai envie de m’endormir ce soir… Pendant que ma tendre mère se pose avec son cappuccino devant la télé. Je m’évade discrètement dans mon bureau ; pour ma conscience plus que pour mes études, je me plonge sans envie dans une pile de bouquins parlant sur 400 pages d’un quart de la partie de l’épaule droite…

Après une heure à rabacher dans ma tête des mots interdits par le commun des mortels, je m’étale dos contre couette sur mon lit.

Il est près de minuit quand je décide enfin de fermer mes yeux, je suis assoupie, quand mon père vient m’embrasser tendrement. Les mêmes gestes depuis si longtemps, une des choses qui fait que je ne me sens pas si seule. Ce bisou de minuit me réchauffe et m’apaise, je m’endors et je tombe dans une nuit sans rêve… heureusement.

Par laurent moreau - Publié dans : Extraits de bouquins
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 17:30

Un mot un seul… Impossible.

Moi petite jeunette pleine de rêves, pleine d’espoir plein de rires. Lui si loin, si grand, si différent. C’est parait-il une histoire d’amour impossible comme il y en a plein. Il y en a plein mais ce sont celles des autres. Celle-ci c’est la mienne et cette mission impossible, je compte bien la mener au bout. 

 

Ca fait maintenant 5 ans que je ne pense qu’à lui ; la première fois j’avais à peine 12 ans, j’avais un chouchou dans les cheveux, je portais un sweat rose bonbon et un jean taille haute qui se glisse presque sous les aisselles.

 Lui en avait 19;  il avait la raie au milieu, il portait des t-shirt de surf au couleurs pastelles, un jean 501 déchiré et il avait même craché sur le bout de ses docs martins pour les rendre brillantes.
Quand je l’ai vu mon cœur a frappé mon torse au point de faire pousser les prémices d’une poitrine de gamine. J’étais tellement époustouflée que je n’en ai pas mangé le soir. Mais comment un mec de 19 ans pourrait s’intéresser à une petite de 12ans.

 

Les 5 ans ont passé,désormais moi Sabrina j’ai 17 ans, lui 24. Je me sens courageuse, je crois que je peux lui plaire. J’ai laissé tomber mon chouchou, grâce à cette frange je cache ma peur mais aussi mon œil droit, celui qui louche. J’ai pris du sein, mais aussi du cul… Le matin espérant le croiser je choisis avec minutie la plus belle des tenues ; chaque jour la tenue est différente, mais chaque jour c’est ma plus belle tenue, mais chaque jour je me dis que ça ne va pas, mais ça reste quand même la plus belle des tenues…

Aujourd’hui je prends mon courage à deux mains ; enfin à une main, l’autre doit me maquiller, envoyer des textos à mes copines, changer la musique de mon Ipod, remettre ma frange correctement et bien d’autres choses qu’un garçon de plus de vingt ans ne pourrait pas comprendre. Donc aujourd’hui j’ai décidé d’essayer de parler à mon homme, mon ange, cet amour impossible qui dure depuis 5 ans.

 

Apres avoir choisi la plus belle des tenues (un jean et un débardeur blanc…), je pars à sa rencontre. Pour cela je prendre le RER, à la station, des jeunes avec une nuque longue remplie de gel remuent leurs bras n’importe comment. La tecktonik des ploucs fait des ravages chez les 15-17 ans… je suis heureuse d’être amoureuse d’un mec mature, les gamins c’est vraiment des crétins.

Après un trajet d’une demi-heure j’arrive enfin au terminus. Normalement tout le monde descend, conclusion… moi aussi. Mes jambes tremblent, je me demande si ma mèche est bien droite et je me dis que ce putain de jean me fait un cul énorme.

En marchant pour atteindre mon but je passe devant une boulangerie. Je résiste à l’appel du croissant, je suis au régime, ce soir je mangerai une salade, avec des lardons, du fromage, des gésiers, de la vinaigrette, des noix et une demi baguette de pain. La boulangerie passée j’arrive enfin devant un grand bâtiment, le lieu où je vais voir si cet amour impossible peut avoir lieu.

 

Ce bâtiment ne paye pas de mine mais c’est là qu’il travaille. Devant, une horde de gens poussent, crient, rient. La plupart des personnes ici sont des petites gamines de 17 ans. Un peu comme moi, mais moi je suis super mature, c’est ma meilleure amie qui me l’a dit.

J’arrive face à la porte et je demande si je peux parler à Billy. Un mec avec un front grand comme un écran de ciné me postillone au nez en me disant entrée interdite… Je monte sur mes grands chevaux et du haut de mes 1 mètre 63 je lui rétorque que si je ne vois pas Billy je pleure toutes les larmes de mon corps.

Après un combat avec ses nerfs, monsieur sécurité appelle l’amour de mes rêves.

Je me retrouve face à lui, mon ange, mon héros, mon futur, mon promis. Avant qu’il décroche un mot, je lui chante mon amour, mes louanges. 5 ans durant lesquels je me suis préparée pour lui.
Après un blanc qui en dit long sur mon monologue, Billy me regarde avec ses yeux si … marrons et me dit comme je m’y attendais que c’est impossible… .


Je suis quand même repartie avec un souvenir inoubliable, une photo de mon amour impossible sur lequel il a écrit.

 

A mon amour impossible Billy Crawford. 

Par laurent moreau - Publié dans : Nouvelles
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 19:16

 

 

David 17 ans :

 

C’est un matin comme il y en a tant, un matin avec de la brume, une petite pluie qui mouille et des flaques grosses comme des lacs qui vont tremper mon pantalon tout neuf. Mais c’est surtout un matin comme il y en a tant, avec un petit déjeuner de boulimique. Je me présente je m’appelle David, je suis normalement constitué et à part ça, j’ai une sœur de 123 kilos.

 

Dans ma maison, le rituel est mis en place. A 5H30 pétante maman descend préparer la première fournée pour l’ogre aux couettes. Pendant ce temps là papa appelle ferrero pour obtenir la livraison journalière de nutella.

Il est vrai que je fabule un peu mais quand vous voyez une gamine de 12 ans avaler 2 baguettes beurre salé confiture à 7h du matin, vous vous dites que tout est possible.

 

Je sais que je devrais plaindre ma sœur, on me dit que si elle est grosse c’est à cause de son métabolisme, que le stress la fait manger plus que la moyenne, que si j’y mettais de la bonne volonté elle perdrait quelques kilos. J’y mets de la bonne volonté, la semaine dernière je lui ai coupé les ongles, elle a perdu 3 kilos. Sym-pa le frère.

Je suis cruel avec elle, la dernière fois je sais que je suis allez trop loin, je l’ai appelé Bouli toute la journée, j’espérais qu’elle fonde au soleil. Après 5 heures à la nommer comme le bonhomme de neige elle a fait une crise, y’avait plus rien dans le frigo, elle c’est donc dirigée vers les croquettes du chat… Heureusement pour elle c’était poisson et petits légumes.

 

Pfff, une fille comme ça ne trouvera jamais chaussure à son pied, ou si elle trouve ça sera sûrement des crocs…

 

David 27 ans :

 

Y a dix ans j’étais un petit con, je me moquait des filles grosses. Ma sœur devait se mettre de profil pour passer les portes… Il y a 3 ans elle a décidé de faire un régime, elle a perdu 34 kilos… Depuis elle vit a 200%, elle boit du coca light, mange des gâteaux Gerblé et a gagné le concours de la cliente la plus fidèle chez weight watchers.

 

Mon dragibus humain à désormais trouvé un mec, elle se ballade main dans la main avec son athlète, et quand elle revoit des photos de classe elle rit de voir le banc étrangement courbé sous son fessier. Elle n’est pas fine mais elle est heureuse, son chéri ne doit pas prendre le risque de la mettre dessus mais au moins elle a quelqu’un.

 

 

Moi je suis seul, ma méchanceté gratuite et mes boutons d’acné ont fait fuir les quelques prétendantes. Me retrouvant seul, je me suis mit à regarder le tour de France… Evidemment ce magnifique sport télévisuel est sponsorisé par Cochonou. Moi supporter modèle j’ingurgite 6 fois par jour du saucisson pur porc. Pour faire passer la peau que j’ai la flemme d’enlever, je m’avale 2 litres de Sprite (mais attention je remue la bouteille avant pour enlever les bulles).

Mais attention, je ne suis pas gros.


 Promis je ne me moquerais plus des gros et des grosses, je vais plutôt me moquer des moches…

 

David a 37 ans :

 

A 17 ans j’en avais marre des grosses, je me moquais de leur sandwich jambon-huile-beurre et du fait que pour elle le sport c’était manger plus que de raison. A 27 ans j’étais devenu un ventre sur patte avalant  les charcuteries de tous pays et même d’ailleurs, je buvais à la bouteille car mes lèvres ne pouvaient pas passer dans le petit espace du verre.

 

A 37 ans je suis désormais tout maigre. Après une overdose de rillettes à la cuillère, j’ai fait une cure de desingrossixation. Je me suis retrouvé sous perfusion avec comme seul repas autorisé des courgettes coupées en cube. J’ai maudit mon surpoids, j’ai maudit la bouffe.

 

Au bout de 8 mois je suis redevenu un homme svelte, et tout ça grâce à une infirmière ne rentrant plus dans sa blouse depuis une bonne quinzaine d’années. Je me suis dit que tous ça avez une morale du style tu ne te moqueras pas de ton prochain. Mais en fait je me suis rendu compte que j’en avais rien à foutre.

Par laurent moreau - Publié dans : Nouvelles
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Catégories

Présentation

  • : Le blog de laurent moreau
  • Retour à la page d'accueil
  • : Un site pour faire découvrir des nouvelles, des extraits de romans, des nouveautés... Un site avec des passages de livre de laurent moreau. vos thèmes de nouvelles sont les bienvenus!!! Bonne lecture
  • Partager ce blog

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

pixel motion

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus